
1 - La France a apporté un soutien significatif au Mozambique dès l’Indépendance, en dépit de la modestie de ses intérêts économiques dans le pays. Ce soutien a d’abord été de nature politique dans la mesure où certains dirigeants mozambicains, en partie formés en France comme le président Joaquim Chissano et le premier ministre M. Mocumbi, avaient tissé des liens personnels dans notre pays.
A cet égard, les échanges de visites officielles, qui se déroulent à un rythme régulier, témoignent de la qualité de la relation nouée entre nos deux pays et leurs autorités :
1990 : participation du président Chissano au Sommet de La Baule
1993 : visite officielle en France du président Chissano
1995 : visite de M. Michel Roussin, ministre de la coopération
1996 : visite de M. Jacques Godfrain, ministre de la coopération
1996 : visite en France du président Chissano
1997 : entretien avec le président Chirac à Paris et visite à Maputo de M. Charles Josselin, ministre de la coopération
28-29 juin 1998 : visite à Maputo du président Chirac
novembre 1998 : participation au XXème Sommet Afrique-France
mai 2000 : visite de travail de M. Charles Josselin (inondations) et mission du CNPF
février 2001 : participation à un colloque consacré à la diversité culturelle à l’invitation de l’Organisation internationale de la Francophonie, à la Sorbonne
20 juillet 2002 : visite à Maputo de M. Dominique de Villepin, ministre des affaires étrangères
février 2003 : participation au XXIIIème Sommet Afrique-France, à Paris
avril 2003 : entretien à Paris du président Chissano avec le président Chirac
9 au 12 juillet 2003 : visite de M. Pierre-André Wiltzer, ministre délégué à la coopération et à la francophonie à l’occasion du IIème Sommet de l’Union Africaine
2 - La France a ensuite manifesté son engagement aux côtés du Mozambique dans sa double tâche de réconciliation nationale et de reconstruction économique.
En 1986, l’ouverture d’une mission de coopération (MCAC) et d’une représentation de l’Agence Française de Développement (AFD) à Maputo ont donné à notre action une visibilité plus importante. Nos projets de coopération et nos actions d’aide publique au développement se sont adaptés au fur et à mesure des années, en fonction des besoins des Mozambicains (priorité à la réduction de la très grande pauvreté) et de la création de nouveaux instruments financiers (contrat de désendettement développement). La France a contribué également au renforcement des capacités institutionnelles du Mozambique (justice, gouvernance, droits de l’homme).
En 2001, la France a décidé de re-financer par don l’ensemble de ses créances d’aide publique au développement , soit environ 100 millions d’euros. En novembre 2002, la France et le Mozambique ont conclu un accord bilatéral qui prévoit une annulation totale par la France d’environ 450 millions d’euros de créances commerciales.
La France a témoigné sa solidarité avec les populations mozambicaines en mobilisant rapidement et efficacement son aide humanitaire d’urgence pour faire face aux inondations catastrophiques de 2000 et 2001 (mobilisation de deux appareils C 160 Transall et du porte-hélicoptères « Jeanne d’Arc »).
3 - La France explore désormais de nouvelles possibilités de partenariat, notamment dans le cadre rénové de la coopération régionale et de la coopération décentralisée (Loi d’orientation de l’Outre Mer de 2002), avec la région de La Réunion et la collectivité territoriale de Mayotte.
