La coopération française intervient au Mozambique depuis 1981 (signature de l’accord de coopération le 19 décembre 1981). Avec 15 millions de dollars décaissés en 2004, l’aide bilatérale française occupe un rang modeste (16ième bailleur bilatéral et 1,2 % des ressources financières d’APD reçues) dans un pays qui n’appartient pas à sa zone d’influence historique et s’insère dans un environnement majoritairement anglophone (le Mozambique est membre du Commonwealth). La toute récente adhésion à la Francophonie est l’occasion de donner un nouvel essor à une coopération centrée sur les valeurs partagées par cette communauté.
L’aide française se caractérise par la part importante du soutien économique et financier (aide programme, refinancement de la dette) qui représente en 2004 plus de 70 % de nos décaissements, par des versements nets très modestes en termes d’aide aux investissements (les remboursements de prêts compensant les décaissements des dons projets), par une proportion assez stable de la coopération technique (25 % du total de notre APD) où les financements du ministère des Affaires étrangères sont quasi exclusifs.
Les principes d’interventions prioritaires suivants sont retenus : poursuite de la concentration des interventions, diversification des instruments, développement des partenariats et des co-financements (avec certains autres bailleurs de fonds, avec les institutions de recherche françaises -quasi-absentes du Mozambique-, avec nos collectivités locales). Ils visent à améliorer l’efficacité et la visibilité de notre action d’aide au développement.
L’aide publique française intervient essentiellement sous forme de dons, elle est mise en œuvre localement par deux acteurs principaux : l’ambassade de France (via son service de Coopération et d’action culturelle) et l’Agence française de développement (institution financière spécialisée, opérateur pivot de l’aide bilatérale française).
Les priorités sectorielles ont été redéfinies dans le « document cadre de partenariat » (DCP) signé à Paris au mois de juillet 2006 et qui fixe deux grands axes : santé et environnement. La programmation du service de coopération de l’Ambassade se concentre, pour sa part, sur les priorités transversales : appui à la « bonne gouvernance » et à la structuration de la société civile, appui à la diversité culturelle et à la diffusion de la langue française. L’adhésion récente du Mozambique à la Francophonie (admis comme observateur lors du sommet de Bucarest) confère à notre coopération, conjointement avec celle des autres pays francophones développés, une responsabilité nouvelle d’appui et de soutien à cette initiative.
En terme de volume, une croissance légère est envisagée à moyen terme, liée au développement de nouvelles coopérations non gouvernementales (ONG et collectivités locales), à une implication plus forte de la recherche française, à une reprise de l’assistance technique.
L’amélioration de la qualité de l’aide et donc de son impact, constitue un thème central de l’action du Poste pour les prochaines années, conformément aux engagements pris lors de la « Déclaration de Paris » sur l’efficacité et l’harmonisation de l’aide au développement. Les objectifs principaux sont d’améliorer la prévisibilité de nos décaissements, d’assurer un bon équilibre entre ses différentes modalités, de rendre notre participation dans les groupes de travail internationaux plus efficace, de réduire nos coûts de mise en œuvre des projets.
