Clôture de la Caravana « Respirar »à l’Ecole secondaire Laulanne (Maputo) Discours de M. l’Ambassadeur

Ministre de l'Education, l4ambassadeur, le chanteur Roberto Chitsondzo - JPEGExcelentíssimo Senhor Ministro da Educação,
Senhora Directora do Ensino Secundário,
Senhor Director da Escola Secundaria Laulanne,
Caro Roberto Chitsondzo, padrinho do nosso ano do clima,
Caros professores e caros alunos,
Senhoras, Senhores,

Comme vous le savez, la France a été officiellement nommée pays hôte de la 21ème conférence internationale sur le climat. La « COP 21 » se tiendra donc à Paris en décembre prochain dans le but d’aboutir à un accord international contraignant sur le climat permettant de contenir le réchauffement global en deçà de 2 degrés d’ici à la fin de ce siècle.
La France a donc la responsabilité d’organiser cette conférence et le défi est immense. Non pas parce que cet évènement aura lieu à Paris, mais du fait de l’urgence collective de trouver un nouvel accord contraignant permettant de contenir l’élévation mondiale des températures et de préserver notre environnement et notre planète pour les générations futures.
De ce fait, nous sommes tous, ici au Mozambique comme dans le monde entier, partie prenante de ce processus qui doit nous conduire à cette conférence Paris-Climat 2015, et je tiens à remercier le gouvernement mozambicain de nous accompagner sur ce chemin, et le ministre de l’Education et du Développement humain pour son implication dans notre projet commun de caravane du climat.
La lutte contre le changement climatique est une priorité de la diplomatie française. C’est pourquoi notre Ambassade organise en 2015 toute une année thématique sur le thème « Respirar » avec le soutien de notre parrain, le chanteur Roberto Chitsondzo, que je tiens également à remercier pour sa grande implication à nos côtés.
En lien étroit avec le ministère de l’Education, le ministère de la Terre, de l’Environnement et du Développement rural, ainsi que le ministère de la Mer, des Eaux Intérieures et des Pêches, nous avons organisé en 2015 toute une série d’évènements autour des enjeux climatiques. Projections de films, débats d’idées, rencontres scientifiques, concours de chansons…
Parmi toutes ces actions, je dois vous dire que la Caravane occupe pour moi une place particulière. Particulière, parce qu’elle s’adresse à la jeunesse, première victime du changement climatique à l’avenir, mais également principale pourvoyeuse de solutions avec l’inventivité et le dynamisme qui la caractérise.
La Caravane « Respirar » a traversé la Province de Maputo afin de sensibiliser les élèves sur les enjeux climatiques, mais surtout afin d’entendre ce que la jeunesse a à dire sur ce sujet qui la concerne au premier chef : l’avenir de leur pays, et de leur planète.
Avec son immense côte, le Mozambique est un pays extrêmement vulnérable au changement climatique : érosion côtière, montée des eaux, inondations et sécheresses sont autant de phénomènes qui pourraient s’aggraver si nous ne faisons rien.
En tant qu’êtres humains, et pas uniquement en tant que représentants de nos pays, nous devons avoir l’humilité de comprendre que le climat est l’affaire de tous. Les défis posés par le réchauffement global, comme les solutions d’adaptation et de développement durable qu’ils entrainent, doivent être l’affaire de tous. Le réchauffement climatique n’a pas de nationalité, ce qui se passe sur notre planète concerne toute l’humanité, car nous n’avons qu’une seule planète.
Il n’en existe pas d’autre. Nous n’en avons pas de rechange. Elle n’est pas jetable, à moins de nous jeter avec elle.
C’est notre planète, et c’est aussi notre futur.
C’est la vôtre, élèves de l’école secondaire Laulanne, et c’est demain le futur de votre pays, le Mozambique.
Monsieur le Ministre, pour conclure, j’aimerais vous remercier d’avoir soutenu le projet « Respirar » et d’avoir bien voulu nous ouvrir les portes des écoles secondaires de la Province de Maputo. Nous nous sentons honorés de pouvoir être ici ensemble aujourd’hui pour la clôture de cette caravane, beau symbole de l’engagement de nos deux pays pour la cause climatique.
Je tiens également à remercier les équipes de la direction nationale de l’enseignement secondaire général, les directeurs des écoles et le corps professoral, sans qui tout ce beau projet pédagogique n’aurait pas pu avoir lieu.

Muito obrigado pela vossa atenção e bravo a todos !

Dernière modification : 08/02/2016

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